D’où viennent les Accorderies ?

D’où viennent les Accorderies ?

Un concept solidaire venu du Québec

C’est à la fin des années 1990 que commence l’aventure de l’accorderie au Québec, fruit
d’une démarche entreprise par la Caisse d’économie solidaire Desjardins et la Fondation
Saint-Roch. Ces deux organismes fondateurs souhaitent alors élaborer et mettre en
place des services solidaires afin de répondre aux besoins des personnes en situation
de pauvreté ou d’exclusion sociale.

À l’automne 2001, le projet IDÉS (Initiative de Développement Solidaire) est lancé pour
combiner trois systèmes : l’échange de services, le crédit solidaire et l’achat regroupé.

La Caisse d’économie solidaire du mouvement Desjardins et la Fondation St-Roch
s’engagent, tant au niveau financier qu’au niveau logistique, pour développer le projet.

L’accorderie de Québec voit le jour en 2002 avec le démarrage du crédit solidaire et du
regroupement d’achats. Un gros travail s’amorce alors pour définir les principes du système d’échange de services et pour développer les outils de gestion nécessaires à son fonctionnement.

La formule connaît dès le départ un franc succès. À l’été 2004, l’accorderie de Québec
compte 100 Accordeurs. Ce nombre double dès le printemps 2005 et le cap des 400 membres est dépassé à l’été 2007.

D’autres communautés s’intéressent alors au concept, ce qui conduit l’accorderie de Québec à créer un système de franchise sociale destiné à dupliquer l’accorderie de façon souple, structurée et évolutive. Depuis 2011, les accorderies ont conquis les villes françaises. Soutenues par un réseau national, et selon une logique d’essaimage, les initiatives locales s’approprient ce concept pour l’adapter selon leurs besoins territoriaux.